Aller au contenu principal

Illumination du Quartier des musées

Illumination du Quartier des musées

Pour l’inauguration de son Quartier des Musées, la Métropole Rouen Normandie et la Réunion des Musées Métropolitains confient l’éclairage public à l’artiste Philippe Favier.

Ce sont des apparitions étranges que le passant découvrira, la nuit tombée en flânant dans le quartier des musées au cœur de Rouen. Ce nouvel espace urbain, inauguré le 22 juin, réunit cinq des huit musées de la métropole (Beaux-Arts, Céramique, Arts du fer, Antiquité, Muséum), tous en accès gratuit, par un réseau de placettes, jardins, rue piétonnes, espace de jeux et de rencontre, qui font la part belle aux circulations douces et offrent un écrin pour un patrimoine monumental exceptionnel.

rmn_1741.jpg

 

A la faveur de ces aménagements, l’éclairage urbain a été repensé : des matériels plus économes en énergie, et une ambiance plus douce qui favorise les déambulations nocturnes et magnifient les espaces. Une présence toute particulière s’est ajoutée à ce panorama : dix œuvres lumineuses et monumentales de Philippe Favier, projetées sur les façades ou les cheminements, qui introduisent un nouvel univers, où se croisent des diablotins, ronde de lapins, méduses, squelettes, et autres créatures inspirées des collections des musées.

Né en 1957, Philippe Favier est un artiste français de renommée internationale, dont les œuvres sont exposées régulièrement dans de grandes institutions culturelles, notamment au MAC de Lyon, au MAMAC de Nice, au musée du Jeu de Paume à Paris, au MAMC+ de Saint-Étienne, au musée d’art et d’histoire de Genève, au musée Guggenheim de New York ou encore la Biennale de Venise. Il a déjà réalisé plusieurs commandes publiques, vitraux de l’église de Jabreilles près de Limoges ou la grande verrière de la Direction des musées de France à Paris, conçu l’aménagement d’espaces publics comme à Villeurbanne et travaillé pour les manufactures de Sèvres et de la Savonnerie et ou l’Opéra de Monte-Carlo.

Pour cette nouvelle création lumineuse (une approche inédite dans le domaine de la commande publique en France), il s’est particulièrement inspiré des collections du Musée Le Secq des Tournelles, la plus grande collection au monde des arts du fer, où il a puisé tout un répertoire de formes issues de l’art séculaire des compagnons, artisans et artistes anonymes dont le travail a été miraculeusement sauvegardé dans ce musée.

« Voilà que ma lorgnette est bien déboussolée… j’ai longtemps martelé que « je ne faisais pas petit mais loin ! ». A Rouen, les dimensions ne sont plus de mon ressort, les lanternes magiques s’en vont allécher les lointains et boursoufler mes traits de numismate en proue de montgolfière. C’est Lafontaine qui percute Méliès, la grenouille qui loupe le diplodocus et Dibutade qui n’en revient pas. »  – Philippe Favier

 

Le musée des Beaux-Arts de Rouen proposera prochainement une exposition dossier consacrée à Philippe Favier, qui permettra de découvrir les 50 dessins préparatoires que l’artiste a donnés au cabinet des dessins. Le Quartier des musées a été dessiné par le cabinet Folius, Eric Germain architecte, avec Fabrice Drain, architecte du patrimoine. L’éclairage a été mis en œuvre par jean-Marc Raymond et l’équipe Citéos.

rmn_1762.jpg